Recherche Mots Clés
 

Penicillium citreonigrum

Microscope

Anamorphe
Penicillium citreonigrum Dierckx

Synonyme
Eupenicillium katangense Stolk
Eupenicillium hirayamae D.B. Scott & Stolk
Penicillium subcinereum Westling
Penicillium citreoviride Biourge
Penicillium bertai Talice & J.A. Mackinnon
Penicillium lilacinoechinulatum S. Abe
Penicillium cinereoatrum Chalab
Penicillium citreoviride var. aeneum S. Abe
Penicillium lilacinoechinulatum S. Abe
Penicillium alicantinum C. Ramírez & A.T. Martínez
Penicillium gallaicum C. Ramírez, A.T. Martínez & Berer
Penicillium syriacum Baghd
Penicillium aeneum Smith
Penicillium albocinerasecens Chabab
Penicillium cinerascens Biourge
Penicillium cinereoatrum Chalab
Penicillium dierckxii Biourge
Penicillium hirayamae Udagawa
Penicillium subcinereum Westling
Penicillium toxicarium Miyake ex Ramirez

 
Généralité

Penicillium citreonigrum est une espèce non commune, à distribution mondiale, plutôt continentale. Elle est fréquente dans les sols, les récoltes de riz qui sont souvent fortement contaminées au Japon.

Ce champignon a été isolé de substrats et habitats divers, entre autres :

  • papier
  • céréales en stockage
  • équipements militaires
  • atmosphère
  • épices
  • confitures

Penicillium citreonigrum a une culture très restrictive. Cette moisissure provoque le syndrome cardiaque du béribéri aigu, pouvant dans certains cas provoquer la mort, du à la sécrétion d’une  neurotoxine : la citréoviridine. Cette mycotoxine provoque également chez plusieurs espèces animales, des vomissements, des convulsions, la paralysie croissante et l'arrêt respiratoire, conduisant ainsi à la mort. Chez certains mammifères, une diminution des symptômes neurologiques et des réponses sensorielles ont été observés.

Cette espèce est généralement détectée dans les cultures de riz, mais a fait son apparition dans les cultures de maïs aux Etats-Unis en 1984.

 


 
Substrats
 
Pathologies
 
Toxines
 
Enzymes
 
Description et croissance

Sur milieu CYA (pH 5,5) Colonies blanches puis gris-bleu-vert en vieillissant, rondes d’aspect velouté, à bord net, surélevée au centre, radiées avec des cercles concentriques de couleur vert pastel-jaune à jaune. En se développant la colonie creuse la gélose qui fait apparaître des rides relativement bien ancrées. Excrétion d’un pigment jaune. La souche diminue légèrement le pH du milieu (pH final 4,5).




recto - 26°C

verso - 26°C

Sur milieu Czapeck (CZ) (pH 5,5) Colonies à croissance très lente, blanches au départ, devenant vert-jaune clair avec des cercles concentriques du bord au centre, de couleurs différentes (vert, blanc, crème). Excrétion d’un pigment marron-roux. La souche acidifie le milieu (pH final 3,5).



recto - 26°C

verso - 26°C

Sur milieu Malt-Agar (MA) (pH 6,5) Colonies ridées à croissance lente, bleu-grises, d’aspect velouté, présentant des cercles concentriques allant du centre aux extrémités. Le revers est jaunâtre à brun. Excrétion d’un pigment jaune soluble. Les conidiophores monoverticillés sont septés et granuleux. Les phialides mesurant 3-3,5 x 10-14 µm, sont rugueuses, en forme de bouteille légèrement renflée, avec un nez très court et étroit. Les conidies bleu-grises, de 3 à 4 4,5 µm de diamètre, sont globuleuses à sub-globuleuses, légèrement rugueuses, à paroi semi-épaisse, regroupées en chaînettes. La croissance de la souche acidifie le milieu (pH final 4,5)



recto - 26°C

verso - 26°C





Penicillium citreonigrum ne se développe pas à 37 °C


Développement sur différents matériaux

Penicillium citreonigrum se développe abondamment sur le lin et le papier acide et moins bien sur le papier journal, le papier d’édition et le parchemin. Sa croissance est très faible sur le coton et nulle sur le cuir. La souche est de couleur vert-kaki sur la plupart des matériaux. D'autre part, elle émet une odeur de sous-bois en se développant sur le lin



P. citreonigrum sur le textile coton

P. citreonigrum sur le lin

P. citreonigrum sur le papier édition

P. citreonigrum sur le papier journal

 
Biologie

L’Aw minimale n’est pas connue. Cette espèce est probablement xérophile.



 
Biochimie

P. citreonigrum est capable de transformer les naphthyridines (antibiotiques)

Composés synthétisés :

  • citréoviridine
  • acide dippicolinique
  • meroterpenoides
  • sesquiterpenoides

 



 
Bibliographie

Botton B, Breton A, Fevre M, Guy Ph, Larpent JP, Veau P (1985) Moisissures utiles et nuisibles. Importance industrielle. Masson Ed. Paris, 165-166.

Cormier Y, Israël-Assayag E, bédard G, Duchaine C (1998) Hypersensitivity Pneumonitis in Peat Moss Processing Plant Workers, American Journal of respiratory and Critical care Medicine 158 (2) 412-417.

Ebel R, Rusman Y, Brauers G, Proksch P, Frank W, Wray V (2006) Novel oxygenated meroterpenoids and drimane sesquiterpenoids from sponge-derived fungus Penicillium citreonigrum. Planta Medica 72.

Onions AHS, Allsopp D, Eggiens HOW (1981) Smith’s introduction to industrial mycology. Edward Arnold Ed. Seven Edition, 231-232..

Pitt JI, Hocking AD (1999) Fungi and food spoilage. A. Chapman and Hall Food Science Book, Aspen Publication, Gaithersburg, Maryland, Second edition, 238-240.

Pitt, JI, Samson RA, Frisvad JC (2000). List of accepted species and their synonyms in the family Trichocomaceae. in: Samson RA & Pitt JI (eds.) Integration of Modern Taxonomic Methods for Penicillium and Aspergillus Classification Harwood Academic Publishers, Amsterdam.

Pitt J (2002) Biology and ecology of toxigenic Penicillium species. Adances in Experimental Medicine and Biology 504, 29-41.

Samson RA, Hoekstra E, Frisvad JC, Filtenborg O (1995) Introduction to food-borne fungi. Centraalbureau voor schimmelcultures. Baarn, Fifth edition, 261.

Subramanian CV (1983) Hyphomycetes. Taxonomy and biology. Academic Press, London, 354, 356.